La téléphonie mobile deviendrait-elle une industrie écolo ? Après le Brésil et le développement d’un réseau Wi-Fi alimenté par des panneaux solaires, le Qatar a choisi la solution de Vodafone pour couvir entièrement sa population en téléphonie mobile. Avec Alcatel-Lucent, l’opérateur déploiera un réseau constitué d’antennes hybrides alimentées par trois sources d’énergie.

Ces antennes fonctionnent grâce à un système intelligent qui gère les trois énergies en fonction de la météo mais le fuel ne représente que 10 % de l’énergie utilisée. Développer des antennes hybrides (photo ci-contre) n’est pas nouveau puisque depuis 2006 Alcatel-Lucent a déjà posé près de 400 stations « alternatives » dans le monde mais la réelle innovation vient de l’association du solaire et de l’éolien. « Le soleil est très prévisible mais il est encore peu efficace; le vent est moins prévisible mais il est plus efficace. » explique Frédéric Wauquiez d’Alcatel-Lucent.

A terme, lorsque le rendement des panneaux solaires sera plus performant, il ne sera plus nécessaire d’installer un générateur dans les pays où le taux d’ensoleillement est de 360 jours par an. Cependant, dans un pays comme le Qatar où le pétrole et le gaz sont abondants, il était difficile de se passer de cette source d’énergie bon marché.

L’équipementier franco-américain a initié ce programme il y a un an. Baptisé « Green touch », il a pour objectif de diviser par 1 000 la consommation énergétique des réseaux. Pour atteindre ce but, il n’y a pas que les stations qui sont concernées mais tous les composants du réseau : routeurs, centres de données et câbles.

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