Chaque année en France, lors des vagues de froid, la consommation d’électricité grimpe en flèche. Ce phénomène de surconsommation est une particularité française. Comment s’explique-t-elle ? Et comment les différents acteurs du marché de l’électricité s’organisent-ils pour y faire face ?

Le record du 1er décembre
Ce jour-là à 19h, un pic de 91 000 mégawatts (MW) a été atteint, juste en dessous du record historique battu le 10 février 2010 (93 000 MW). Comme l’électricité ne se stocke pas, sa production, forme ultime d’une organisation à « flux tendu », se doit donc de suivre pas à pas et à chaque instant la demande des consommateurs. À la moindre erreur d’organisation et de prévision de la part des producteurs-fournisseurs d’électricité, c’est le « blackout ». La rupture de courant. Le retour de la lampe à pétrole.

Dans les faits, cette situation ne se produit qu’en cas de panne ou d’incident sur les infrastructures du réseau. EDF, le producteur et fournisseur historique d’électricité en France ainsi que ses nouveaux concurrents (Poweo, Direct Energie, GDF Suez, etc.) sont tenus à « une responsabilité d’équilibre du réseau ». Sauf événement météorologique de force majeure, ils s’engagent ainsi à fournir par tous les moyens possibles l’électricité demandée. Sous peine de se voir infliger des pénalités financières par le réseau de transport d’électricité (RTE), un service public, filiale d’EDF.

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