Pour cartographier les corps célestes du Système solaire, il faut accumuler les images et les transmettre vers la Terre. Mais quand la distance est très grande, le débit des données s’écroule. Une solution vient d’être imaginée par des ingénieurs de Thales Alenia Space : des voiles solaires feraient office de coursiers…

Vous êtes un planétologue préoccupé par des problèmes d’exobiologie, cherchant à savoir si oui ou non la vie existe dans les océans d’Europe, comme l’a imaginé Arthur Clarke dans son célèbre roman 2010 : Odyssée 2. L’une des stratégies à adopter pourrait être de chercher à faire pénétrer un petit robot dans ces océans. Mais il faudrait pour cela trouver une zone où la croûte de glace n’est pas très épaisse. On pourrait aussi chercher à repérer des mouvements ou des modifications de cette banquise. Dans tous les cas, il faudrait en passer par une cartographie à haute résolution de la surface complète de ce satellite de Jupiter, découvert par Galilée en 1610.

Mais Jupiter est bien loin de la Terre… Avec la distance, les ondes radioélectriques subissent la dure loi d’atténuation en 1/r2. Dans le monde jovien et au-delà, il n’est pas possible à une sonde, comme la défunte Galileo de la Nasa, de transmettre un grand volume de données. Pour cette cartographie précise d’Europe, par exemple, il faudrait des dizaines d’années pour envoyer sur Terre les informations collectées…

Une solution : un clipper solaire

Lire la suite du dossier.