Les premiers courriers d’avertissement viennent tout juste de partir. Les politiques et l’industrie musicale applaudissent, mais l’attitude de Free et celle des FAI font grincer quelques dents.
Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) se réjouit bien évidemment de l’envoi des premiers avertissements. Dans un communiqué, il « salue le travail accompli par cette autorité indépendante [la Hadopi] qui, malgré les critiques injustifiées, a démontré sa capacité à agir ». Mais le Snep enrage face à l’« attitude inadmissible de Free » qui a refusé de relayer auprès de ses abonnés concernés les messages de la Hadopi.
Il dénonce la volonté du FAI de ne pas respecter la loi et l’accuse de « racoler des internautes qui se livrent à des actes de piraterie », alors que ses concurrents, eux, ont accepté d’expédier à leurs propres clients les messages de la Hadopi. Le Snep demande aux pouvoirs publics d’obliger Free à respecter ses obligations. Le FAI était pourtant le premier à informer ses clients du rôle de la Haute Autorité dans son guide d’assistance en ligne.

Hadopi : « Free prend en otage ses abonnés »
La Haute Autorité n’a pas tardé à réagir au refus de Free de relayer ses messages. Dans les colonnes de la Tribune.fr, elle l’accuse de prendre en otage ses abonnés, qui ne seront pas informés du fait qu’ils ont été repérés en train de télécharger des contenus illicites. En revanche, ils recevront bel et bien le second avertissement sous la forme d’un courrier postal en recommandé. C’est l’ultime étape avant la transmission de leur dossier à un juge et l’application d’éventuelles sanctions.
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