Comme bon nombre de nos lecteurs, c’est l’impression que nous donne l’Administration dans ces rapports avec notre communauté. Du temps du poste à galène ou presque et des appareils à quartz, l’A(dministration) arrivait encore à comprendre nos techniques et modes de fonctionnement. Mais aujourd’hui l’A est tellement dépassée par nos avancées et besoins d’ouvertures, qu’elle préférerait … notre disparition.

Allons nous souscrire sans rechigner, certes non, car la France ne peut pas continuer à interdire à ses radioamateurs de pouvoir vivre avec leur temps et d’utiliser les moyens modernes de communication, alors que la plupart de ses voisins européens ont droit à cette ouverture, ainsi que bien des pays dans le monde.

Naturellement l’arrivée des opérateurs téléphoniques à changer la donne il y à quelques années et fait découvrir à l’A qu’elle pouvait palper beaucoup de monnaie. Ce fût le début de l’aveuglement…

Alors ces « petits radioamateurs » avec sa représentation nationale invalide envahie par des taupes, commencent à agacer sérieusement l’A.

C’est le thème du billet de Bernie F6HQY (toujours bien informé par la taupinière) que nous vous invitons à lire ici dans le détail et dont voici ci-dessous un extrait (Bernie parle d’un compte-rendu de réunion paru dans Radio-Ref de ce mois:

La palme revient à Monsieur D pour le troisième argument avancé. Je cite :
“…explique que les contraintes budgétaires de son administration ne permettent pas actuellement d’engager des crédits pour la modification de l’application informatique amateur”.

De toute beauté ! Bon sang, le REF-u ne peut-il pas proposer de leur donner un coup de main bénévole et gratuit ?

Bon, là, je commence à m’énerver derriere mon écran. Et ça ne s’arrange pas quand je lis dans ce fameux compte rendu la phrase suivante :
“En conclusion de cette réunion, l’Administration précise que le développement actuel des activités radioamateurs hors du cadre de la réglementation (intervention dans le domaine commercial sur des fréquences amateurs, intercon nexion avec internet, sécurité de manifestations publiques ou privées, etc.) peut mettre en cause l’avenir du service d’amateur”.

Au moins, les choses sont claires et le but recherché par l’administration vis à vis des radioamateurs est clair : plus vite on disparaitra, plus vite ils seront contents. D’où les rencontres “foutage de gueule” auxquelles on assiste depuis pas mal de temps.

Du coup, je pense que nos chers administrateurs ED / CA / BE and co seraient bien inspirés de mettre en sourdine leurs chicayas, et de se mobiliser contre le vrai danger qui nous guette : l’administration.