Aujourd’hui à la retraite, Maurice Lefèvre a tout le temps pour réparer de vieux postes radio et émettre depuis sa station personnelle, installée dans sa chambre.

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Les passions se perdent parfois avec le temps et l’âge. Ce qui nous fascine durant notre jeunesse peut paraître obsolète bien des années plus tard.
La radio, passion de Maurice Lefèvre, ne s’est pas atténuée. Au contraire, il l’entretient toujours et son domicile s’est transformé à la fois en studio et en musée. Car Maurice Lefèvre et radioamateur et radiofiliste. Là même chose ? Détrompez-vous.
Radioamateur signifie pratiquer la radio émission et communiquer avec d’autres sur les ondes. ‘Rien a voir avec les cibistes’, prévient Maurice. Radiofiliste caractérise le fait de collectionner de vieux postes radio. Deux activités qui prennent beaucoup de temps à ce passionné. »J’ai dépanné un poste de radio TSF (Télégraphie sans fil) en 1955. Ça m’a plu. J’ai réparé des postes, j’ai construit mon contrôleur universel (appareil de dépannage). Et puis j’ai pris des cours d’électronicien par correspondance. Je suis allé jusqu’au niveau BEP. »
De là, le fonctionnement des appareils radio, du début du siècle jusque dans les années 60 n’a plus eu de secret pour Maurice Lefèvre. ‘Je n’ai pas suivi les cours de recyclage, alors tout ce qui sort maintenant, je n’y touche pas’, précise-t-il.
Mais, des 140 postes glanés au fil des années, tous ont été réparés, bichonnés par Maurice. ‘Quand je les achète, chez des particuliers ou sur les brocantes, ils sont en mauvais état.’ Avec un jeu de patience, sa formation d’électronicien aiguisée par l’expérience, Maurice remet les radios d’aplomb avant de les exposer dans ce qu’il appelle son ‘musée’. Un musée qui ne compte qu’une quarantaine de pièces. Faute de place, le reste est entreposé dans un autre bâtiment de la commune.
Avec son savoir faire, Maurice a même adapté deux éléments d’époques différentes. Il a réussi à relier un col de signe datant de 1920 à un transistor. Grâce à la réfection de la bobine du col de signe et à l’adaptation de l’alimentation, on peut entendre des airs techno ou électro des ondes actuelles sur un haut-parleur du début du siècle. C’est la preuve que la passion de Maurice défie le temps.

Article rédigé par : Aurélie Hochard lobservateurdelavesnois.fr