La campagne Concordiasi devrait débuter le 2 septembre. Objectifs : comprendre le comportement des masses d’air au dessus du continent blanc mais aussi améliorer les observations satellite pour prévoir la météo.

Une meilleure connaissance du temps et du climat

Lâcher de ballon lors de la campagne Vorcore sur la base de MacMurdo en 2005. Crédits : CNES/ P. Cocquerez.

C’est sur la base américaine de McMurdo, dans l’archipel des Kerguelen, qu’aura lieu l’étape la plus importante du programme Concordiasi.

A partir du 2 septembre, 18 ballons stratosphériques seront lâchés pour explorer et mesurer l’atmosphère de l’Antarctique.

A 20 km d’altitude, ils auront plusieurs rôles : « Il s’agit d’améliorer dans cette région du monde la prévision météorologique et la description du climat mais aussi mieux utiliser le sondeur infrarouge IASI, embarqué à bord du satellite Metop-A », explique Didier Renaut, responsable des programmes météo et climat au CNES.

Jusqu’à 5 mois en vol

La 2e partie du programme concerne l’ensemble des 18 ballons.

En suivant les vents de haute altitude, ils collecteront des données relatives à la température, à la pression ou encore à l’ozone et aux aérosols, le tout grâce à des capteurs situés sur les chaînes de vol des ballons.

Il sera ainsi possible de mieux comprendre les mécanismes dynamiques, chimiques et microphysiques qui conduisent à la formation du trou d’ozone et à sa forte variabilité d’une année sur l’autre dans cette région du globe.

Les ballons devraient rester dans les airs en moyenne un mois et demi mais certains pourront voler jusqu’à 5 mois.

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