La Commission veut avertir les utilisateurs d’applications de réalité augmentée des risques qu’ils encourent à s’en servir, et des dérives possibles de telles pratiques.

Les smartphones se répandent, et avec eux, leur lot d’applications diverses et variées. Certaines d’entre elles, estampillées de la notion de réalité augmentée, pourraient potentiellement mener à des dérives selon la CNIL. Pour rappel, celles-ci consistent en la superposition d’informations numériques à des images capturées par un smartphone équipé d’une puce GPS et connecté à Internet. La Commission évoque des applications comme « Métro Paris » ou « Toit de Paris » qui informent respectivement sur les stations de métros et les monuments les plus proches à l’aide des systèmes de géolocalisation.

Dérives et relative impuissance

Les risques concernant la vie privée qu’évoque la CNIL consistent principalement dans le pistage des consommateurs à l’aide des puces GPS, et l’utilisation de ces données à des fins marketing. « Par exemple, en sachant que vous vous trouvez dans un rayon de moins d’un kilomètre d’une grande enseigne de prêt-à-porter, vous pourriez recevoir un SMS vous indiquant les promotions de ce magasin » illustre l’article de la CNIL, précisant que ce n’est pourtant pas illégal. Elle conseille aussi de se méfier d’applications malveillantes récupérant les données personnelles, comme les contacts, les emails et ces fameuses données de localisation. Face à ces menaces, la Commission admet néanmoins une certaine impuissance face à un cadre juridique un peu large, et ne peut qu’invoquer la loi Informatique et Libertés pour contrôler les entreprises françaises proposant de tels programmes. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’elle ne peut que préconiser aux utilisateurs d’avoir « conscience de la possible réutilisation de leurs données à des fins commerciales » et d’être « vigilants » dans l’usage des-dites applications.
via www.lemondeinformatique.fr
Illustration : Métro Paris