Les radioamateurs travaillent avec leur matériel personnel. Ici, à son domicile, Francis Lamoureux, (F8GEO) équipé pour capter des messages provenant de tous les continents

[col-sect][column]Les radioamateurs travaillent avec leur matériel personnel. Ici, à son domicile, Francis Lamoureux, équipé pour capter des messages provenant de tous les continents Les radioamateurs ne sont pas que des passionnés, ils se mettent parfois au service de la sécurité civile. Dans l’Aube, certains ont fait le choix de servir

« D’ici, je suis en contact avec le monde entier. » Depuis une pièce de son appartement, remplie de matériels, Francis Lamoureux, retraité et radioamateur, capte le moindre signal.
Tout le monde connaît ces passionnés de radio qui scrutent les ondes par passion. Certains, dans l’ombre, ont fait le choix de servir les pouvoir publics.
Ils sont regroupés au sein de l’Association départementale des radioamateurs au service de la sécurité civile (Adrasec). « Notre devise est claire : une passion, la radio ; un idéal, servir », précise Francis Lamoureux, vice-président de l’association. En clair, leur talent et leurs équipements peuvent être mobilisés par la préfecture en cas d’alerte de tout type. « Nous avons toujours une radio sur nous dans nos déplacements », ajoute le vice-président.

Une balise oubliée…
C’est ce qui s’est produit le 23 juillet dernier. Joël, un membre de l’Adrasec, scanne les ondes et tombe sur le signal d’une balise, signe qu’un avion est sur le point de se crasher.[/column]
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Une fois les autorités compétentes prévenues, l’état d’alerte est déclenché dans le département et le sud de la Marne. Les membres de l’association sont mobilisés et localisent en quelques heures la source du signal, une maison à Saint-Julien-les-Villas. Stupeur. Ni une, ni deux, la police pénètre et trouve la fameuse balise.
Le domicile est celui d’un ancien pilote qui l’avait conservée en souvenir. Cette dernière se déclenchait de manière intempestive. Plus de peur que de mal.
L’événement semble anecdotique mais a permis aux membres de l’association de s’exercer en condition réelle. Une aubaine, finalement, qui complète les exercices officiels menés avec la préfecture tous les deux ans.
Et, même si le département ne connaît guère d’événements graves, Francis Lamoureux se veut réaliste : « Avec la présence du nucléaire, de l’aéroport de Vatry ou des grands lacs, il est possible que quelque chose arrive et que l’on ait besoin de nos services. »
La passion, c’est bien, mais la rigueur est aussi de mise pour ces bénévoles qui travaillent avec la sécurité civile. « Il faut passer une licence pour être autorisé à émettre sur toutes les fréquences », explique Francis Lamoureux. Réglementation, épreuve technique, connaissance du morse, autant de compétences à maîtriser pour être un bon radioamateur.[/column][/col-sect]

Des bénévoles rigoureux
L’activité est même excessivement surveillée et encadrée. Chaque communication doit être répertoriée dans un livret en cas de contrôle et certains sujets sont prohibés.
« On peut parler de la météo, de son matériel ou de soi-même, mais il faut éviter la politique », précise le vice-président de l’Adrasec.

En savoir plus
Association départementale des radioamateurs au service de la sécurité civile. Radio-club de l’Aube Chemin neuf à Montgueux (ouvert le mercredi à partir de 14 h) Tél. 03 25 45 68 36
ou Radio-club de la forêt d’Orient à Piney (ouvert le vendredi à partir de 21 h)
source: www.lest-eclair.fr