Les passants, les visiteurs sont souvent intrigués et surpris par l’ampleur d’une antenne montée sur un pylône dans le jardin de la famille Bonomo. Certains s’interrogent : « C’est pour mieux capter la télé. » Mais non… Cet équipement très particulier est l’un des éléments indispensable au bon fonctionnement de la station de radio de Denis Bonomo.

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Denis Bonomo a 58 ans, il raconte… « A 12 ans, on m’offre une boîte de construction de radio. A 14 ans, une boîte plus élaborée me donne l’envie d’en connaître encore plus ! Quelques années plus tard, je trouve un schéma de récepteur. A cette époque, j’habitais dans l’axe des pistes du Bourget et j’écoutais les avions avec mon récepteur que j’avais construit ».

À 17 ans, il monte son premier émetteur, mais n’a toujours pas le droit d’émettre. En 1974, à 22 ans, après le contrôle de sa station, de tests de connaissances, il obtient le certificat d’opérateur des services d’amateur et d’amateur par satellite. Actuellement en France, c’est l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui assure la gestion des fréquences et l’attribution des indicatifs d’appel.

« La chasse aux renards »

Les années ont passé. La station de Denis a suivi les techniques nouvelles. L’information a pris une place importante, comme pour l’échange avec d’autres radioamateurs qui reste toujours limité, malgré tout, à des discussions sur un plan technique, électronique, informatique ou météorologique. « Par contre, un radio amateur peut être amené à entendre en dehors de sa bande de fréquence, mais n’a pas le droit d’en révéler le contenu », fait remarquer Denis.

Autour de cette réglementation plutôt rigide, cette activité peut prendre un caractère plus ludique. Comme « la chasse au renard » qui consiste à retrouver un émetteur dissimulé dans un secteur défini, ou suivre la trajectoire du ballon stratosphérique auquel était accrochée une nacelle d’instruments de mesure conçus par un groupe de jeunes de Pont-Péan.

Et surtout, « c’est le contact avec l’un des occupants de la station Mir (Paix en russe) en 1989, Musa Manarou, que j’ai rencontré quelques années plus tard au cours d’un salon de radioamateur ». Un souvenir qui a marqué Denis Bonomo.
source: ouest-france.fr