Les radios amateurs – sauveteurs étaient en formation permanente à Panazol hier.

Daniel Lucci, président de la Fédération nationale des radiotransmetteurs au service de la sécurité civile (FNRASEC), dirigeait les opérations depuis le PC installé salle Boris-Vian à Panazol. Il répond à nos questions.

Vous jouez un rôle important en cas de catastrophe mais il est peu connu, pourquoi ?

« Nous sommes des travailleurs de l’ombre. C’est sans doute la raison pour laquelle nos missions au service de la protection civile sont en effet très peu présentées au grand public.

Elles ont souvent un caractère ingrat. Cela importe peu, nous avons une passion, la radio et un idéal servir ».

A l’heure des transmissions par satellite, vous êtes capables de communiquer à l’autre bout du monde avec trois bouts de ficelle…

« Un exemple simple. Il en va des transmissions planétaires comme de la voiture moderne. Les systèmes sont de plus en plus sophistiqués et de plus en plus fragiles.

Et lorsqu’ils se « plantent » c’est fini. Avec un émetteur et une antenne nous gardons une poire pour la soif, pour un acheminement rapide et sûr des messages tactiques ou opérationnels, y compris en milieu sous terrain (*).

Ce n’est pas par hasard si nous sommes mobilisables pour des missions d’urgence par le ministère de l’Intérieur 365 jours sur 365 ».

Vous êtes également capables de suppléer Internet.

« Dans les zones dévastées ou Internent n’est plus accessible, nous ne nous contentons plus de transmettre des messages oraux.

Grâce à notre Système international numérique de secours (SINUS), nous y ajoutons les textes et les images sur des zones allant jusqu’à 5.000 kilomètres.

Le principe est simple, le fonctionnement très souple. Il s’appuie sur la couverture mondiale des stations de radioamateurs. Il a fait ses preuves dans des contextes difficiles ».

(*) Les radioamateurs assurent les liaisons radio du spéléo secours français.

Propos recueillis par Raymond Dumas
dumas.raymond@wanadoo.fr
source: lamontagne.fr