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Pour l’astrophysicien russe Khabiboullo Abdoussamatov, chef du département d’études spatiales de l’Observatoire astronomique de Poulkovo et chef du projet Astrométrie, développé à bord du compartiment russe de la Station spatiale internationale (ISS), la période de réchauffement climatique est terminée. Il annonce même, prochainement, un nouveau " petit âge glaciaire ". Pour son collègue Piotr Sporychev, chercheur à l’Observatoire géophysique principal du Rosguidromet (Service météorologique russe), aucun refroidissement global ne menace la Terre.

Selon Khabiboullo Abdoussamatov, en 2014 débutera une nouvelle période glaciaire. L’humanité se dirige vers un refroidissement et non vers un réchauffement, et elle en a beaucoup plus à craindre, estime cet astrophysicien, qui pense pouvoir apporter très prochainement la démonstration concrète de ce qu’il avance.

L’effet de serre existe, explique le chercheur. Mais il n’est pas la conséquence du fait que l’on continue de déverser dans l’atmosphère terrestre du gaz carbonique. Tout se passe dans le Soleil ou, plus précisément, dans sa puissance de rayonnement, qui a incroyablement augmenté au cours du dernier siècle, mais diminue maintenant très nettement. L’humanité se retrouve ainsi à la veille d’une réédition du "petit âge glaciaire", que l’on avait pu observer dans l’hémisphère Nord du XVIème au XIXème siècle. "La diminution du nombre des taches solaires, estime Khabiboullo Abdoussamatov, témoigne que l’activité de notre astre se trouve dans une phase minimale et que nous serons donc les témoins d’une baisse globale des températures terrestres".

D’ici quatre ans, il sera possible de juger de la pertinence des prévisions de l’astrophysicien. "Il n’y aura pas, dans les prochains millénaires, de nouvelle période glaciaire", affirme pour sa part Piotr Sporychev. En raison d’un déplacement de l’orbite de la Terre, voilà 116.000 ans, la répartition du rayonnement solaire à la surface de notre planète s’est modifiée, explique-t-il. La neige, dans les latitudes élevées, ne fondait pas et s’est transformée en calotte glaciaire, atteignant 3 à 4 kilomètres d’épaisseur là où se trouvent aujourd’hui des grandes villes, telles que Saint-Pétersbourg. La couverture glaciaire reflétait la radiation solaire et accentuait, ce faisant, le refroidissement global. La Terre n’a commencé à "dégeler" qu’au bout de plusieurs dizaines de millénaires, il y a environ 10 à 15.000 ans.

L’étude des échantillons de glace de l’Antarctique montre que la température globale de la Terre s’est modifiée, en même temps que la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. Toutefois, poursuit Piotr Sporychev, la concentration de gaz carbonique (lequel constitue l’essentiel des "gaz à effet de serre") a augmenté avec un retard d’environ 600 ans. C’est ce retard qu’ont utilisé comme argument les " climatosceptiques " pour nier le rôle majeur des gaz à effet de serre.

Ce retard, poursuit Piotr Sporychev, s’explique par le fait que la capacité qu’a l’océan d’absorber le gaz de serre baisse lorsque la température augmente. C’est pourquoi, à la suite du réchauffement de l’océan, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté.

Pour en savoir plus, contacts :
Khabiboullo Abdoussamatov, chef du département d’études spatiales de l’Observatoire astronomique de Poulkovo, 65/1, Poulkovskoie chosse, Saint Petersbourg, tél. : (812) 363 74 00, fax : (812) 388 22 42, email : map@gao.spb.ru
, Site web : http://www.gao.spb.ru/russian/index.html
Source : korrespondent.net et inauka.ru – 18/06/10

Rédacteur :
Nicolas Quenez

Origine :
BE Russie numéro 32 (8/07/2010) – Ambassade de France en Russie / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63969.htm