Le cockpit virtuel du HB-SIA, visible sur le site Web de Solar Impulse, à la fin du vol d'André Borschberg. L'écran montre la route suivie pendant 26 heures, entre le Jura (à gauche) et les lacs de Neuchâtel (le grand) et de Morat (le petit). © Solar Impulse

[col-sect][column]Après 26 heures de vol, le grand HB-SIA s’est posé sur l’aérodrome de Payerne. L’avion à moteurs électriques dont les batteries ont été rechargées la veille et en vol par l’énergie solaire a réussi l’épreuve mieux que prévu… et aurait pu continuer.

Peu avant l’heure prévue pour l’atterrissage – 8 heures 30 –, André Borschberg, aux commandes du HB-SIA tournant à près de 70 km/h entre le Jura et le lac de Neuchâtel, et toute l’équipe de Solar Impulse discutaient encore du moment du retour. « Il reste encore 40% d’énergie dans les batteries, expliquait Bertrand Piccard à BFM TV. L’avion pourrait continuer à voler et charger de nouveau ses batteries. » Le pilote, en pleine forme, était partisan de poursuivre ce vol historique.[/column]
[column]Mais tout a une fin et l’avion solaire géant a pris la direction de l’aérodrome de Payerne où il s’est posé à 9 h 00. Depuis le décollage mercredi à 6 h 45, André Borschberg sera donc resté 26 heures et 15 minutes en vol, par la seule énergie du soleil. Le pilote a tenu le choc, atteignant 8.700 mètres d’altitude et subissant des températures très basses, jusqu’à -20°C. Pendant dix heures, dans sa cabine non pressurisée et mal isolée thermiquement, André Borschberg n’a pas pu boire car sa réserve d’eau était gelée.

Après un report jeudi premier juillet, à cause d’un problème sur un circuit électronique du système de télémétrie, ce vol de plus de 24 heures semble une réussite totale. Au moment de l’atterrissage, il restait encore une autonomie de plusieurs heures alors que les 12.000 cellules photovoltaïques commençaient déjà à produire de l’électricité.[/column][/col-sect]

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