Frédéric Mitterrand et Nathalie Kosciusko-Morizet ont lancé mardi la mission confiée à David Kessler sur «l’avenir de la radio numérique terrestre», constamment reportée depuis trois ans.

La radio du futur porte bien son nom, tant son lancement semble lointain. Mais la radio numérique terrestre (RNT), attendue depuis fin 2008 et qui devrait offrir une meilleure qualité de son et de services (fréquence unique, données associées), n’est pas encore enterrée. Mardi, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État en charge du Numérique, ont apporté leur soutien au projet en lançant la mission confiée à David Kessler sur «l’avenir de la radio numérique terrestre» . Ses conclusions sont attendues fin novembre 2010.

«L’enjeu est de savoir si la radio numérique terrestre va vraiment s’installer ou pas», a expliqué Frédéric Mitterrand à l’issue d’une réunion avec les acteurs de la radio au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Son sort semblait scellé par le rapport Tessier. Selon ce dernier il n’y avait pas de modèle économique pour la radio numérique qui nécessite un investissement important des stations (3 à 4 millions d’euros par an pour un réseau national) alors que les recettes sont incertaines. Peu après, le rapport Hamelin affirmait au contraire que la RNT était l’avenir des radios associatives en particulier et du média en général.

«On ne repart pas de zéro mais on évolue à partir de ce qui existe déjà, assure Nathalie Kosciusko-Morizet. Le rapport Tessier était intéressant mais n’a pas épuisé la question du modèle économique. Ce qui est demandé à David Kessler, c’est de démêler cette question.» La secrétaire d’État espère un déclic comparable à celui de la mission Viguier pour la télévision mobile personnelle (TMP).

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