Une nouvelle technologie pour le nettoyage des débris spatiaux
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Le centre de recherches spatiales de l’Université du Surrey a dévoilé, le 26 mars 2010, une nouvelle technologie destinée à remédier au problème des débris spatiaux en orbite autour de la Terre : CubeSail technology.

[col-sect][column]1. Le problème croissant des débris spatiaux

Avec plus de 5 500 tonnes de déchets divers, dont 19.000 objets de plus de 10 cm, se trouvant en orbite basse autour de la planète (de 160 à 2.000 km au-dessus de la surface terrestre), à une altitude où les probabilités de collision sont les plus élevées, la pollution spatiale devient un réel problème auquel il s’avère urgent de remédier.

Le traité de l’espace des Nations Unies, relatif à l’exploration et à l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique, a été ratifié en 1967. A l’époque, la prise de conscience du problème posé par les débris spatiaux n’était pas répandue, et par conséquent, il n’existe toujours pas, à l’heure actuelle, une définition internationalement reconnue du terme de « débris spatial ». On entend par là tout satellite arrivé en fin de vie, les objets libérés dans l’espace au cours de missions, les fragments résultant de collisions, explosions ou détérioration de satellites actifs.[/column]
[column]En orbite basse, la vitesse des objets en orbite atteint 7,5 km.s-1. Sachant que cette orbite est principalement utilisée par les satellites commerciaux de communication, de surveillance militaire et de surveillance terrestre, on comprend aisément les risques encourus suite à la présence de débris spatiaux. Bien que les collisions constituent à l’heure actuelle la plus petite source de création de débris, le syndrome de Kessler est une réaction en chaîne qu’il convient de considérer très sérieusement. Kessler stipulait en effet, en 1991, qu’à un moment donné, le volume des débris spatiaux en orbite basse atteindrait un seuil au-delà duquel la probabilité d’impact entre objets en orbite et débris serait telle que le nombre de débris et la probabilité des impacts augmenteraient de façon exponentielle. Dans le pire des scenarii, ceci pourrait résulter en la quasi impossibilité de continuer l’exploitation des orbites basses pendant plusieurs générations.

L’accumulation des débris, estimée croître à hauteur de 5% par an, pourrait à terme gêner les systèmes de communication satellitaire, sans parler de l’augmentation des risques de collision. Rappelons entre autres la collision survenue le 10 février 2009, à 790 km d’altitude et à une vitesse de 42.000 km.h-1, entre un ancien satellite militaire russe, Kosmos 2251, et un satellite de communication américain de la constellation Iridium. Environ 1 400 débris ont ainsi été créés. Des simulations informatiques, à partir de l’observation de la population de débris, prévoient huit à neuf collisions de la sorte au cours des 40 prochaines années.[/column][/col-sect]
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