Le micro-satellite français PICARD, financé par le CNES, a été lancé mardi 15 juin à 16h42, heure de Paris, par une fusée Dniepr depuis la base de Yasny en Russie (voir notre news). Dans le cadre d’une mission scientifique internationale réunissant plusieurs instituts et laboratoires (1), il embarquait à son bord trois instruments qui permettront d’améliorer notre connaissance du fonctionnement du Soleil et de mieux comprendre son influence sur le climat de la Terre. L’un d’eux a été conçu et réalisé par le Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS(/IPSL): il s’agit du télescope imageur SODISM qui permettra de mesurer le diamètre du Soleil avec une précision inégalée à ce jour.

Ce micro-satellite scientifique de 143 kg est le troisième de la filière MYRIADE, après DEMETER et PARASOL. Il a été mis en orbite héliosynchrone, à 725 km d’altitude, afin de permettre aux instruments embarqués d’avoir une vision quasi permanente du Soleil. Ceux-ci sont au nombre de trois: les instruments SOVAP et PREMOS, respectivement développés par l’Institut royal de météorologie de Belgique (IRMB) et par l’Observatoire de Davos (PMOD) en Suisse, dont les mesures radiométriques redondantes permettront de séparer les variations d’origine solaire des variations instrumentales, et le télescope imageur SODISM, un défi technologique qui a mobilisé les compétences du LATMOS, pour la mesure du diamètre solaire, de la forme du Soleil et de son asphéricité.

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