[col-sect][column]Une chercheuse de l’université de Cambridge a eu l’idée de se servir de la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire pour étudier les phénomènes chimiques à l’origine des explosions de batteries au lithium.

Légères, puissantes, pouvant être rechargées même lorsqu’elles sont seulement à moitié vides, dotées d’une longue durée de vie… toutes ces qualités font que les batteries ion-lithium sont aujourd’hui utilisées dans la majorité des téléphones, baladeurs MP3 et ordinateurs portables.

Cependant, elles présentent un défaut majeur : elles peuvent chauffer, jusqu’à provoquer l’embrasement ou l’explosion de l’appareil. Entre 2006 et 2009, des constructeurs comme Dell, HP, Toshiba, Apple ont dû lancer des campagnes de rappel de leurs produits défectueux.

Vers une deuxième génération de batteries au lithium[/column]
[column]Clare Grey, chercheuse du département de chimie de l’université de Cambridge, a mis au pointune méthode pour mieux étudier ce phénomène. Les scientifiques savaient déjà que les échauffements étaient dus à l’apparition de fibres, appelées dendrites, qui se développent au cœur de la batterie lors de cycles de recharge rapides et provoquent des courts-circuits. Mais ils avaient seulement pu observer le phénomène, sans pour autant en cerner les causes.

Clare Grey a eu l’idée de se servir de la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire pour déterminer à quels moments les dendrites se développent à l’intérieur des batteries et sous quelles influences. Une découverte qui va permettre aux chercheurs de concevoir une nouvelle génération de batteries ion-lithium sans risque d’échauffement. Une technologie très attendue, notamment pour le développement de la voiture électrique.
source: 01net.com[/column][/col-sect]