Les trois associations de la rue Sainte-Catherine vont devoir plier bagage à la rentrée. Leurs locaux vont être vendus par la ville. En vue d’une opération immobilière ?
Entre surprise et coup de colère. Les associations logées rue Sainte-Catherine à Bizy peinent encore à digérer la nouvelle. Elles vont devoir quitter un local que certaines occupaient depuis plus de vingt ans. C’est le premier adjoint de la ville, Jean-Luc Piednoir, qui a justifié cette décision lors d’une réunion en mairie 6 mai. « On nous a dit ouvertement que le local du 7, rue Sainte-Catherine serait vendu dans l’année 2010, en septembre », relate Daniel Pantin, le président de l’association de sauvegarde et d’animation de Bizy (Asab).

[col-sect][column]En conséquence, les trois associations qui occupaient le local (Microtel, le club radioamateur de Vernon et l’Asab) disposent de peu de temps pour plier bagage. Et les solutions de relogement qui leur sont proposées ne leur conviennent guère.
L’association de quartier de Bizy serait ainsi délocalisée… en centre-ville, à la Villa Castelli. Le club Microtel et les radioamateurs dans des salles du Grévarin. Une mauvaise pioche, à en croire le président de Microtel, Jean-Marie Gassiès. « Les locaux sont mal chauffés ; le matériel informatique supporte mal l’humidité et le froid », déplore-t-il. « Il faudra faire tout le câblage électrique aux normes et tout le câblage réseau aussi. Ce n’est pas donné. »
Les radioamateurs ne sont pas mieux lotis. « On nous propose de réintégrer les locaux de la rue du Grévarin au 2e étage sous les combles. Nous ne sommes pas très chauds pour revenir dans ces locaux vétustes, dont l’entretien est plus qu’aléatoire et dont l’avenir est incertain. [/column] [column]De plus, la superficie que nous avions au 7, rue Sainte-Catherine était plus importante et pour nous,cela posera le problème de stockage du matériel du sous-sol et l’aménagement de notre mobilier ! » protestent les radioamateurs sur leur site internet. Ils devront aussi décrocher l’antenne radio haute de plusieurs mètres pour la réinstaller sur le toit du Grévarin. Autant de contraintes qui sont loin de soulever l’enthousiasme. Surtout que « le vendredi soir, les musiciens de la Philhar répètent au Grévarin, les locaux ne sont pas insonorisés. Ce sont deux activités incompatibles », lâche le président de Microtel. Dans ces conditions, « je ne suis pas sûr que les gens vont vouloir se réinscrire. Nous avons deux personnes à mobilité réduite dans le club. Si nous sommes logés au premier étage du Grévarin, que vais-je leur dire ? Qu’ils s’inscrivent au bridge ? »
source: www.paris-normandie.fr[/column][/col-sect]