A la demande des autorités gouvernementales, les avions de recherche français exploités par l’unité mixte Safire (CNRS, Météo-France et Cnes) effectuent depuis le 19 avril des vols scientifiques pour caractériser les cendres issues du volcan islandais Eyjafjöll. Avec l’aide de la société Leosphere, le CEA a pu rapidement adapter un système Lidar et l’embarquer sur le Falcon 20 du Safire. Ces mesures permettent de localiser les couches résiduelles du panache de cendres volcaniques dans l’espace aérien français.

Le Lidar – Light Detection and Ranging – utilisé a été mis au point en 2004 par le CEA avec la participation du CNRS , pour contrôler la pollution de l’atmosphère par les particules . Il est désormais commercialisé par la société Leosphere .

[col-sect][column]Le principe de mesure repose sur l’émission d’un faisceau laser vers la zone à étudier, puis l’analyse de la partie du signal rétrodiffusée vers l’instrument par les particules présentes dans l’atmosphère . Les mesures sont réalisées dans l’ultraviolet , à une longueur d’onde de 355 nanomètres , sans danger pour l’œil. Une fois le faisceau laser émis vers l’aérosol, les quantités de photons « réfléchis » et leur temps de retour permettent de déterminer la présence de particules et leur altitude.[/column]

[column]L’embarquement sur avion permet d’obtenir à la demande, pendant quelques heures, des observations des zones d’intérêt pour la gestion du trafic aérien , alors que les mesures des lidars basés au sol caractérisent l’évolution dans le temps mais en un point unique. Ainsi, à bord du Falcon 20, le lidar du CEA a fourni des mesures jusqu’à 8 000 mètres d’altitude.
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