Le potentiel mondial de l’éolien offshore, de 18.450 TWh/an, pourrait subvenir en théorie aux besoins en électricité de la planète. Mais c’est au large, là où les eaux sont plus profondes, que soufflent les vents les plus forts et les plus constants. Une équipe d’ingénieurs américains tente donc d’identifier les défis techniques que suppose un parc d’éoliennes géantes flottant dans ces eaux profondes.

Alors que les Etats-Unis tentent de rattraper leur retard en lançant leur premier projet de parc éolien offshore, l’Institut Polytechnique de Worcester (WPI) réalise une étude sur la faisabilité technique des éoliennes offshores en eaux profondes. En effet, les éoliennes actuellement en mer sont toutes situées dans des eaux peu profondes (moins de 40 mètres). Or c’est plus au large, là où les eaux sont plus profondes, que les vents sont les plus forts et les plus constants.

Pour l’instant, une seule éolienne exploite les vents de cette zone : Hywind, l’éolienne flottante de 2,3 mégawatts (MW) de la compagnie norvégienne Statoil.

Pour subvenir aux besoins en électricité des Etats-Unis, ce type d’éolienne offshore est essentiel. En effet, les 28 Etats côtiers consomment à eux seuls 80% de l’électricité américaine. En exploitant au maximum l’éolien terrestre, seul 20% des besoins de six Etats seraient satisfaits, tandis qu’avec l’éolien en eaux peu profondes 20 à 100% de la consommation électrique de 26 Etats seraient assurées. Plus au large, les ressources sont encore plus importantes.

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