Le ballon en latex est gonflé à l'hélium, opération qui dure 20 minutes.

Non, ils n’ont pas la tête dans les étoiles… Seulement, les élèves de l’atelier scientifique du lycée Lumière de Luxeuil-les-Bains étudient les hautes couches stratosphériques.
Le lancer de ballon qui s’est déroulé jeudi dernier à 13 h 51 est un projet qu’ils ont mené à bien avec Jean-Noël Schaer, professeur de sciences physiques et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Ce dernier pour qui le ballon occupe une place unique sur la recherche scientifique est le seul en France à développer son activité auprès du jeune public.
Après lui avoir déposé un dossier, l’atelier a obtenu une subvention de 2.000 euros et a permis aux élèves d’aller au devant de cette démarche scientifique. Le but était de construire une nacelle accrochée à un ballon gonflé à l’hélium, dans laquelle des capteurs ont pris des mesures lors de son ascension. Quelles sont-elles ? La lumière, grâce à 4 photodiodes ; la température, qui avait atteint -55° une demi-heure plus tard (maxi -60°) ; la pression et des photos numériques prises toutes les 30 secondes grâce au déclencheur. Tous les résultats de ses mesures ont été communiqués au sol grâce à un émetteur Vhf embarqué, appelé Kiwi. L’ensemble de la chaîne de vol, hormis la nacelle, est fourni par le CNES.
Après son envol, tous les élèves se sont retrouvés dans la salle de physique et ont pu voir en direct les infos retransmises par les ondes. Huit mesures toutes les deux secondes et des photos qui ne seront exploitables qu’après récupération de la nacelle.
Ce ballon qui peut atteindre 15 mètres de diamètre éclate environ 90 minutes après, et met autant de temps pour redescendre. La nacelle, munie d’un parachute et d’un écho radar pour être repérée par les avions, a atterri à Kruth, en Alsace, et a été récupérée par un radio-amateur.
Après sa chute libre au environ de 150 à 200 km/h, elle a une autonomie au sol de 3 heures quant à son signal ; le rôle de la fréquence 137.950 Mhz de l’émetteur Kiwi revêt alors beaucoup d’importance pour la localiser. Les résultats analysés et exploités, les élèves vont établir un rapport qui sera envoyé au CNES. Un concours serait en vue…
source: Est Républicain du 3/5/2010