Les podcasts et diffusions en streaming différé commencent à représenter une audience significative pour les radios. Comme pour la télé, les auditeurs prennent l’habitude d’écouter les programmes en différé…

Vous avez pris l’habitude de regarder le JT ou votre série préférée en différé sur Internet? Vous faites donc partie des nombreux Français accros à la «catch-up TV» (TV de rattrapage), qui permet de regarder une kyrielle d’émissions et de séries télé en différé, sur les sites web des chaînes de télé.
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Un format de diffusion en devenir

La radio devient à son tour accro à ce format de diffusion, qui permet de drainer des auditeurs supplémentaires. La «catch-up radio» permet en effet de proposer des programmes radio déjà diffusés sur les ondes soit en streaming différé, qui aboutit à une écoute en différé sur le site web de la radio, soit sous forme de podcast, format qui permet de télécharger un programme radio sous forme de fichiers numériques, ensuite écoutés ou visionnés, par exemple sur un lecteur MP3.

Un succès naissant qui a conduit l’institut Médiamétrie à créer un indice de mesure d’audience dédié, en novembre dernier. Un indice à prendre avec précaution cependant: «nous mesurons le nombre de téléchargements d’émissions, mais pas l’écoute», précise Médiamétrie. La nuance est de taille, car un programme téléchargé et stocké sur un lecteur MP3 ne sera pas forcément écouté. Par ailleurs, il ne prend en compte que les podcasts pour les radios du groupe Radio France, pour Europe 1, RMC, BFM Radio, ainsi que pour RTL.[/column]

[column]En tous cas, les programmes d’info, de sport et de culture podcastés sont les plus téléchargés. D’après la dernière mesure Médiamétrie-eStat, les téléchargements de podcasts ont progressé de 4,4% en mars par rapport à janvier 2010, en particulier avec une hausse de 30,9% pour les programmes d’info, de 12,5% en sport, et de 6,5% en culture.
Média à la demande

Les programmes qui marchent le mieux: les chroniques récurrentes (revue de presse, chroniques d’humoristes…), ou émissions longues. Et pour cause, rien de tel que d’écouter la chronique de Stéphane Guillon, la revue de presse matinale d’Europe 1 ou son programme favori de France Culture sur son lecteur MP3, dans les transports en commun.

Plus globalement, cela illustre une tendance de consommation à la demande qui s’affirme. La catch-up radio peut permettre à l’auditeur de s’extraire de l’instantanéité de ce média de flux qu’est la radio, pour devenir un média à la demande. Une forme d’écoute alternative qui pourrait permettre à la radio de conquérir les jeunes?

info: Capucine Cousin 20minutes.fr[/column][/col-sect]