Voici un bref compte rendu provisoire de notre ballon, lâché mercredi 21 avril:
Le ballon a été lâché à 13h40, l’éclatement a eu lieu à 15h19 à 32km d’altitude, l’atterrissage à 16h05, à très peu de distance de l’endroit prévu, à 40km au sud est de Zurich.

Un problème sur le GPS, a obligé les radio-amateurs à déployer tout leur savoir faire pour retrouver le ballon en fin d’après-midi.
Le ballon était accroché dans un sapin à environ 25m du sol, qui plus est dans une pente vertigineuse.
Malgré toute leur bonne volonté, les radio-amateurs n’ont pas pu ramener la nacelle comme à leur habitude.
Je me suis mis alors en quette d’un élagueur.
Après beaucoup de réponses négatives, j’ai enfin pu mettre la main sur la perle rare, Patrick Ramstein qui intéressé par le projet, s’est porté volontaire pour l’aventure.

Samedi après-midi, munis des coordonnées précises fournies par les radio-amateurs, PatricK Ramstein et moi nous lançons à l’assaut des cimes … de sapin.
Il fallu tout d’abord accéder au pied du sapin, bien qu’assez proche de la voiture, ce ne fut pas chose facile. Patrick Ramstein du batailler une heure et demi pour détacher le ballon, mais malheureusement au cours de sa chute, il s’accroche à nouveau dans un arbre mort. Pas question de grimper dessus cette fois, il faut l’abattre, ce qui fut fait.
On récupère finalement la nacelle en à peu près bon état.

De retour en Franche-Comté et après analyse rapide, j’ai constaté que toutes nos expériences ont bien fonctionnées, le dictaphone a enregistré 2h40 de son, ce qui en bien assez, l’appareil photo a pris 2095 clichés pendant 4h25, on a donc des photos sur l’ensemble du vol.

Un seul problème, un fil de fixation de la nacelle passait juste devant l’objectif de l’appareil photo. C’est dommage car nous aurions pu avoir de belles photos. Mais le but de l’appareil était de visualiser le bon positionnement de notre émetteur situé 4m en dessous et il a parfaitement joué son rôle.

Ce projet est donc un succès avec beaucoup d’acteurs pour cette réussite, David Geoffroy du Pavillon des Sciences de Montbéliard, des radioamateurs de Franche Comté pour la recherche, Partick Ramstein appelé en renfort, le CNES et Planète Sciences pour la logistique, le concours C-Génial, le lycée Aragon, la région Franche-Comté pour le financement et bien sûr les élèves qui ont mis au point des expériences de qualités.

Il leur reste encore du travail, puisqu’il leur faut encore exploiter les nombreuses données engrangées.

Alain Froidurot