L’université Jacobs de Brême (Brême) [1] vient de présenter le premier robot sous-marin piloté uniquement par Internet. Le robot, nommé « Wally », a été développé par l’équipe du Pr. Laurenz Thomsen et fait actuellement partie intégrante de l’observatoire canadien des fonds marins intitulé Neptune (North East Pacific Time-series Undersea Networked Experiments) [2]. L’engin entièrement autonome est actuellement en opération à 900 mètres de profondeur au large de l’île de Vancouver (Canada) depuis le 18 décembre 2009.

Vidéo de présentation du pilotage à distance du robot sous-marin « Wally »
Crédits : NEPTUNE Canada Tiefseeobservatorium

Le robot, de conception allemande, est équipé d’une caméra internet, d’un système de mesure de température, de pression, de force des courants marins, de la salinité de l’eau de mer, de concentration en méthane et de turbidité. C’est le premier robot sous-marin à pouvoir être piloté 24h/24 depuis n’importe quel poste informatique connecté à Internet. Après s’être identifié sur un portail web, les scientifiques peuvent recevoir les vidéos en direct par flux constant (streaming), analyser les mesures issues du robot et piloter l’engin par un simple clic de souris. La transmission des données et l’approvisionnement en énergie s’effectue grâce à un câble qui relie le robot à une station de ravitaillement fixe, située sur un des observatoires côtiers du réseau Neptune. Le réseau interconnecte 6 observatoires au large de l’île de Vancouver à l’aide 800 km de câble sous-marins. Le robot peut ensuite évoluer sur une surface de 1,5 km2 autour de l’observatoire.

La méthode constitue une réelle avancée, car jusque-là les chercheurs avaient à disposition des appareils de recherche maritime aux multiples inconvénients. Ils étaient d’une part onéreux à cause des transports obligatoires et incessants par bateaux et d’autres parts délivraient des informations très ponctuelles et limités dans le temps. « Wally » inaugure de nouvelles perspectives dans la recherche maritime, la surveillance des tremblements de terre et également pour l’industrie pétrolière et gazière. De plus, l’observation en ligne des fonds sous-marins offre au grand public une meilleure compréhension de ceux-ci. Les vidéos de haute qualité disponibles en direct sur Internet montrent des poissons, des crustacés, des araignées de mer et des anémones dans leur milieu naturel.

Pour en savoir plus, contacts :
– [1] Présentation des activités de recherche de l’université Jacobs de Brême : http://www.jacobs-university.de/research-foci
– [2] Site internet de l’observatoire canadien des fonds marins Neptune :
http://www.neptunecanada.ca/news/news-details.dot?id=21498
– Laurenz Thomsen, Professeur de géosciences – Université Jacobs de Brême – tél : +49 421 200 3254 – email : l.thomsen@jacobs-university.de
Source :
Dépêche idw, 19/03/2010 – http://idw-online.de/pages/en/image111897
Rédacteur :
Philippe Rault, philippe.rault@diplomatie.gouv.fr – http://www.science-allemagne.fr
Origine :
BE Allemagne numéro 476 (24/03/2010) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62756.htm