[col-sect][column]Des chercheurs allemands viennent de montrer le prototype d’un haut-parleur ultrafin en nanotubes de carbone, qui ont la bonne idée de vibrer au rythme de la tension électrique. Le support est une feuille de plastique mais, affirme l’équipe, pourrait tout aussi bien être une feuille de papier, voire un rêvetement mural…

Les grands noms des nanotechnologies, industriels ou laboratoires, se sont réunis cette semaine à Tokyo pour le salon Nanotech 2010. De curieuses feuilles noires de 8 par 6 centimètres trônaient sur le stand du département Manufacturing Engineering and Automation (IPA) de l’Institut Fraunhofer (Allemagne). Insérées dans des cadres métalliques, elles émettaient de la musique.[/column]

[column]Ce sont en effet des haut-parleurs plats. Il ne sont constitués que d’un film plastique, ici en polyéthylène (PET, polyéthylène téréphtalate), dans lequel sont incorporés des nanotubes de carbone et que l’on recouvre d’une couche d’un matériau conducteur. Une tension (ici de 12 volts) appliquée entre deux côtés opposés de la feuille produit un échauffement suffisant pour que les nanotubes se dilatent. Cette légère déformation provoque un mouvement général de la surface. Quand la tension disparaît, les nanotubes reprennent leur position initiale. Ces ondulations rythmées de la surface produisent un son. C’est un effet thermoacoustique, étudié de longue date.

La réponse des nanotubes est suffisamment rapide pour qu’une modulation de la tension génère une vibration de la feuille. Les ingénieurs de l’Institut Fraunhofer atteignent, expliquent-ils, de 20 à 20.000 Hz, soit la plage de sensibilité de l’oreille humaine, des graves aux aigus. [/column][/col-sect]

Des nanotubes qui chantent et qui chauffent
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