Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une simple feuille de papier peut devenir un excellent conducteur d’électricité une fois enduite d’une solution de nanotubes de carbone et de nanofils d’argent. Simple et bon marché, le procédé, expliquent ses découvreurs américains, peut servir à réaliser des batteries ou des supercondensateurs de grandes capacités.

[col-sect][column]Les recherches sur les batteries souples vont bon train et deux familles de matériaux ont été retenues par plusieurs laboratoires, les polymères organiques et la cellulose, en d’autres termes le plastique et le papier. Il y a deux ans, l’Institut polytechnique de Troy avait déjà montré une batterie en papier. Sur l’une des faces de la feuille, des nanotubes de carbone – conducteurs – venaient s’agréger sur les fibres de cellulose – résistantes. L’autre face était imprégnée de lithium tandis que le papier est imbibé d’une solution saline. [/column]

[column]Une équipe suédoise a montré cette année un prototype de batterie ultra-plate mêlant plastique (du polypyrrole) et fibres de cellulose. A l’Institut Fraunhofer, en Allemagne, des chercheurs peaufinent une batterie imprimable…
Dans cette saga à rebondissements, le dernier épisode vient des Etats-Unis. A la Stanford University, une équipe vient de réussir à mettre au point une sorte d’encre capable de rendre conductrice l’une des faces d’une feuille de papier. Cette décoction, noire comme de l’encre de Chine, contient des nanotubes de carbone et des nanofils d’argent.
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