F1FXW. (PHOTO P. DUPOUY)

F1FXW. (PHOTO P. DUPOUY)

Une antenne bizarre se dresse sur le toit d’une maison de Marambat. Nous sommes chez Robert Couffinal, radio amateur. Un escalier raide conduit à l’étage, un local « tapissé » de multiples appareils ; une lumière clignote, une liaison s’établit. Robert est dans son monde des ondes et de l’électronique.

C’est un collègue de travail, Georges Dutech, qui l’a « branché » sur ce qui est devenu sa passion. Il est particulièrement intéressé par le volet technique du radio amateur. « Communiquer avec mes copains de mon pays natal, le Tarn, c’est bien, nous dit-il, mais je ne recherche pas la communication lointaine, je travaille surtout sur les outils du radio amateur, réparer, perfectionner, c’est là que je trouve mon plaisir. » Pour progresser dans ce secteur d’activité, il faut avoir de solides bases théoriques, aussi Robert est revenu sur le banc de l’école.

Le dessinateur en construction mécanique et le mécanicien agricole qu’il était a suivi des cours au Conservatoire des arts et métiers (maths et physique) à Agen puis au Centre d’études industrielles à Toulouse. « Ces études m’ont largement facilité et même ont développé mes recherches dans le domaine technique », confie-t-il.

Piper en détresse

Robert a obtenu sa licence de radio amateur le 20 décembre 1979 et a mis ses connaissances au service de l’Adrasec (Association des radioamateurs de la sécurité civile) dont il est aujourd’hui le président. Il considère que le radio amateur doit être un auxiliaire précieux lorsqu’il s’agit de rechercher des balises de détresse.

Les 14 radioamateurs du département effectuent dans l’année quatre manoeuvres pour être opérationnels à tout appel du service de sécurité de la préfecture. Le 13 octobre dernier à 9 h 55, Robert Couffinal a reçu un appel des services de sécurité intérieure de la préfecture : un Piper avec à son bord trois personnes a déclenché sa balise de détresse et l’aéronef a disparu des écrans radars. Il s’agissait donc de retrouver dans les meilleurs délais l’avion qui s’est crashé. Robert Couffinal a alerté alors ses collègues, deux sont restés en poste à la préfecture et sept étaient sur le terrain. Robert s’est rendu sur un point élevé, à Bezolles et très vite a situé la balise de détresse dans la forêt de Gondrin. Il a pris la direction Ouest et gagné la forêt où l’accès est rendu difficile suite à la tempête qui a abattu des arbres. Tous les services de secours se sont alors mis en route. La simulation qui était parfaite dans le secret du temps et du lieu a démontré que les services de secours du département avaient une excellente réactivité dans le cas du crash d’un avion.

source: sudouest.com