[col-sect][column]Sécurité civile
Mini-hélicoptères pour des interventions en cas de catastrophes
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59063.htm

Après un tremblement de terre ou un accident chimique, chaque minute compte. L’équipe de sauvetage doit rapidement obtenir un aperçu de la situation afin d’intervenir dans de bonnes conditions. Le mini-hélicoptère devrait à l’avenir pouvoir les y aider : ces engins peuvent par exemple explorer de façon autonome l’intérieur de bâtiments prêts à s’écrouler.
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Suite à l’effondrement des archives de Cologne début 2009, une course contre la montre avait commencé pour les sauveteurs. Pour qu’ils puissent agir de manière ciblée, ils avaient besoin rapidement des informations suivantes : où sont coincés les survivants ? Les bâtiments adjacents menacent-ils aussi de s’effondrer ? Un mini-hélicoptère peut, pour ce type de travail, suppléer les forces humaines en présence. Par exemple, le mini-hélicoptère « Quadrocopter » a un diamètre d’un mètre et pourrait dans un futur proche et grâce à sa maniabilité, manoeuvrer de lui-même dans les ruines. Ceci devrait être bientôt possible puisque les chercheurs de la Société Fraunhofer travaillent sur la mise en place d’un escadron de ce type d’hélicoptères. Jusqu’à présent, manoeuvrer ces derniers nécessitait un énorme effort personnel puisque les hélicoptères ne pouvaient communiquer entre eux, chaque appareil devant être contrôlé individuellement.[/column]

[column]A l’avenir, pour qu’une seule personne puisse contrôler tous les hélicoptères simultanément, les scientifiques de l’Institut Fraunhofer pour les systèmes d’information et de traitement des données IITB à Karlsruhe ont développé un logiciel qui fonctionne comme « chef d’opération ». « Grâce à notre programme, les Quadrocopters peuvent coordonner leurs mouvements de manière indépendante », explique le Dr. Axel Bürkle, chef de projet à l’IITB. « Par exemple, un appareil volant très près d’une personne peut constater la gravité des blessures, tandis qu’un autre calculera l’itinéraire le plus rapide pour le dégagement du blessé ».

Le programme consiste en différents modules, nommés agents logiciels, qui peuvent être programmés avec un répertoire de tâches à effectuer. Chaque Quadrocopter est attribué à un agent logiciel. Les hélicoptères sont équipés de différents capteurs tels que des appareils photographiques, des caméras infrarouges, des lasers de mesure et des nez artificiels pour détecter des substances dangereuses. Ils prennent et envoient à la station au sol des photos, vidéos et autres données. Là, les agents logiciels évaluent les informations et les envoient sur une interface de commande actionnant les Quadrocopters. La particularité de ce système : les agents logiciels sont en mesure de se mettre en réseau de manière autonome et d’échanger des informations. Ils peuvent ainsi synchroniser leurs commandes aux Quadrocopters. En outre, les agents logiciels sont capables d’apprendre. Ils enregistrent le déroulement de certaines situations et pourront répondre encore plus rapidement dans une situation ultérieure. Actuellement, les développeurs examinent l’utilisation d’un système pour la simulation de différents scénarios – par exemple la surveillance des immeubles. Dans un an environ, le premier escadron Quadrocopter sera opérationnel.
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Source :
Dépêche idw, communiqué de presse de l’Institut Fraunhofer IITB – 04/05/2009
Rédacteur :
Romain Collignon, romain.collignon@diplomatie.gouv.fr
Origine :
BE Allemagne numéro 436 (15/05/2009) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59063.htm