Un chien détecteur de drogue électronique qui ne se fatigue jamais

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60233.htm

Des chercheurs de l’Université de Bonn et de l’Institut de recherche pour les sciences appliquées (FGAN) souhaitent créer un chien électronique permettant de détecter des drogues. Le Ministère de l’Innovation, de la science, de la recherche et de la technologie de Rhénanie du Nord-Westphalie soutient l’association de recherche ENQUETE au cours des quatre prochaines années à hauteur de deux millions d’euros. A l’aide de ces nouveaux mini-capteurs, les scientifiques souhaitent également dépister des substances dangereuses et explosives.

Ces nouveaux appareils doivent non seulement être rapides, sûrs mais également de petite taille, faciles d’utilisation et à un prix abordable. Le coeur de ces capteurs est constitué de microbalances à quartz. Une telle microbalance est composée d’une petite plaquette d’or qui baigne dans une très fine « couche de colle ». Au niveau de cette couche, les minces quantités de drogues ou d’explosifs restent collées et la plaquette d’or devient ainsi plus lourde. Ce changement de masse est mesurable et permet d’identifier les substances collées. Les chercheurs associent donc à la plaquette d’or un petit quartz en oscillation qui fonctionne de façon optimale à la fréquence de résonance de la plaquette. Lorsque les molécules restent collées, en raison du surpoids, la fréquence de résonance diminue et les substances collées peuvent ainsi être identifiées.
Illustration disponible sur le web à l’url :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60233.htm

Un défi à relever par les équipes de recherche est la couche chimique de la microbalance à quartz. La matière collante doit en effet être aussi spécifique que possible afin qu’elle ne capture que les molécules souhaitées. Trois groupes de recherche de l’Institut Kekulé de chimie organique et biochimie de Bonn s’occupent du développement de colles spécifiques. Puisqu’il existe une grande quantité de substances dans l’environnement ambiant, les chercheurs souhaitent relier ensemble plusieurs microbalances à quartz. D’un autre côté, les informaticiens de Bonn ainsi que ceux du FGAN travaillent sur des algorithmes qui permettent d’extraire et de traiter automatiquement les données mesurées. Un grand défi à relever constitue en particulier la combinaison des informations provenant de plusieurs capteurs.

Un prototype semblable au nez électronique existe déjà (Illustration disponible sur le web à l’url : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60233.htm ) et permet de détecter de petites quantités de triperoxyde de tricycloacétone (TATP), une substance qui est presque aussi explosive que le TNT et qu’il est possible de fabriquer facilement. Le TATP avait été utilisé par exemple dans les attentats de Londres en 2005.

Pour en savoir plus, contacts :
Prof. Dr. Siegfried R. Waldvogel – Kekulé-Institut für Organische Chemie und Biochemie der Universität Bonn – tél : +49 228 732 653 – email : enquete@uni-bonn.de -http://organik.chemie.uni-bonn.de/enquete
Source :
Dépêche idw, communiqué de presse de l’Université de Bonn – 10/08/2009
Rédacteur :
Romain Collignon, romain.collignon@diplomatie.gouv.fr
Origine :
BE Allemagne numéro 448 (26/08/2009) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60233.htm