tromelinPetit caillou désolé d’à peine 1 km2 perdu dans l’océan, Tromelin abrite la dernière base habitée de Météo France dans l’océan Indien. Rencontre avec ces exilés de la climatologie, sur la route préférentielle des cyclones.

[col-sect][column]Depuis 1954 en effet, conformément aux résolutions de l’Organisation météorologique internationale, une station météo permanente a été implantée sur l’île, comme sur les autres Éparses d’ailleurs. À cette particularité près qu’à ce jour, Tromelin reste la dernière habitée par des techniciens météos en chair et en os. Christophe, la quarantaine, est l’un de ceux-là. C’est son huitième séjour sur Tromelin. “On vient pour une période d’un mois environ, le retour se fait selon les aléas”, explique ce technicien en poste à la station de Gillot le reste de l’année. Dans les locaux quelque peu vétustes de la station Serge Frolow, il vit avec son chef de station ainsi qu’un cuisinier et un mécanicien employés par Météo France. La journée commence à 4 h du matin par une première observation météo. [/column] [column]Toutes les trois heures, les météorologistes notent les évolutions climatiques et les répertorient. Mais l’essentiel de leur mission, ce pourquoi leur présence physique sur Tromelin est indispensable : “ce sont les radiosondages.Chaque jour vers 15 heures, on envoie dans le ciel un ballon équipé d’une sonde, qui va effectuer une coupe verticale de l’atmosphère.” Une opération qui ne peut être réalisée que manuellement. La sonde, qui monte jusqu’à une dizaine de kilomètres dans les airs, recueille des données de température, humidité, pression atmosphérique et force des vents, retransmises par signal radio jusqu’à l’ordinateur de contrôle installé dans la base. “C’est le seul ballon-sonde envoyé quotidiennement dans cette partie de l’océan Indien”, explique Christophe. D’où l’exigence de l’organisation météorologique internationale de pouvoir compter sur de telles données.
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