Plus de 16 000 nouvelles mesures de température et de salinité ont ainsi été récoltées en un temps record.

Plus de 16 000 nouvelles mesures de température et de salinité ont ainsi été récoltées en un temps record.

Des balises Argos, spécialement réalisées par une filiale du CNES, ont été posées sur 40 éléphants de mer. Objectifs des chercheurs français, anglais et australiens : mieux comprendre le déclin de certaines colonies et récupérer des informations inédites sur l’Océan Austral. « Cette nouvelle génération de balises nous a permis de suivre le déplacement en mer de ces animaux, mais aussi d’étudier leur comportement de plongée et de mesurer la température et la salinité du milieu », explique Christophe Guinet, biologiste marin au CNRS.
L’éléphant de mer transmet aux chercheurs les informations par satellite

Dès que les éléphants de mer sortent la tête de l’eau pour reprendre de l’air, les informations glanées par leurs balises sont instantanément transmises aux biologistes via un satellite. Après trois ans de suivi, les chercheurs se sont alors aperçus que les phoques en déclin des îles Kerguelen et Macquarie allaient majoritairement pêcher à proximité de l’Antarctique et de sa banquise.

Seulement voilà, dans les années 70, la surface de la banquise a diminué d’environ 6 millions de km2, entraînant avec elle une diminution de la quantité d’algues, de krill** et de poissons. Les éléphants de mer venant s’alimenter dans la région auraient ainsi été victimes de la raréfaction de la nourriture.

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©MNHN-CNRS/SMRU-SEaOS