Des chercheurs étudient actuellement les mouvements de poissons migrateurs, entre océan et eau douce. Une expérience de suivi à distance est menée cet été dans l’estuaire de la Seine pour comprendre comment l’environnement influe sur leurs déplacements.

De jeunes anguilles, flets et mulets porcs ont été équipés par les chercheurs d’émetteurs acoustique pour suivre leurs déplacements ©DR

De jeunes anguilles, flets et mulets porcs ont été équipés par les chercheurs d’émetteurs acoustique pour suivre leurs déplacements ©DR

Afin de comprendre comment des poissons migrateurs qui se reproduisent en mer colonisent les eaux douces pour s’y développer, une expérience de suivi à distance de leurs déplacements est conduite durant l’été dans l’estuaire de la Seine par le GIP Seine Aval et le Cemagref, en collaboration avec la cellule de suivi du littoral normand. « Ces travaux devraient permettre d’apporter des réponses aux enjeux majeurs actuels liés à l’avenir des grands fleuves : l’amélioration de la qualité de leur eau et de leur continuité écologique », expliquent les chercheurs du Cemagref, institut de recherche pour la gestion durable des eaux et des territoires. Dans la zone des îles situées en amont de l’estuaire de la Seine, entre le barrage de Poses et Rouen, des équipes de scientifiques (1), coordonnées par l’institut, ont équipé de jeunes anguilles, flets et mulets porcs, d’émetteurs acoustiques. Elles vont suivre les déplacements des poissons jusqu’à fin août grâces à des hydrophones fixés sur des bouées immergées.

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