Les stations automatiques comme celle de l’aéroport Jean-Lesage amassent des données sur le temps qu’il fait pour permettre aux météorologues de prédire celui qu’il fera. © Simon Clark

Les stations automatiques comme celle de l’aéroport Jean-Lesage amassent des données sur le temps qu’il fait pour permettre aux météorologues de prédire celui qu’il fera. © Simon Clark

Au Québec, seule une petite poignée de météorologues prédisent, jour après jour, la pluie et le beau temps.
Il y a toujours entre trois et cinq météorologues dans le centre des prévisions d’Environnement Canada à Dorval. L’équipe complète compte 35 personnes qui se relaient jour et nuit pour prédire le temps, simplement en utilisant leurs écrans d’ordinateur.

Leur secret, c’est le modèle informatique appliqué par un superordinateur pour effectuer les prévisions. Toutes les données amassées sont considérées dans le calcul. C’est le météorologue qui ajoute ensuite son grain de sel dans l’équation.
« Le météorologue se sert de l’expérience des situations passées pour ajuster la prévision du modèle informatique, explique André Cantin, météorologue à Environ­nement Canada. Le météorologue voit aussi comment la situation réelle évolue pour ajuster la prévision en conséquence. »

Prédire le beau temps

« On peut prévoir la météo jusqu’à 15 jours, mais plus on s’éloigne dans le futur, moins la prévision sera précise, ajoute André Cantin. Les prévisions sont toutefois très précises jusqu’à 48 heures dans le futur. »
Le modèle informatique est alimenté par des données brutes amassées de diverses façons. Des stations automatiques, dispersées sur le territoire, mesurent la température, la pression atmosphérique, la vitesse des vents, etc.

Au Québec, il y a environ 400 stations, dont la moitié appartient à Envi­ronnement Canada. L’autre moitié appartient à d’autres organismes comme le ministère des Ressources naturelles du Québec ou encore la SOPFEU. Les données sont partagées entre les différents partenaires.

Ballons-sondes et satellites

D’autres données sont amassées directement dans l’atmosphère par des ballons-sondes. Ces ballons sont lancés au même moment, partout dans le monde. Au Québec, cinq ballons sont lancés deux fois par jour à partir notamment de Maniwaki, de Sept-Îles et de La Grande 4.

Les satellites en orbite permettent de consulter les cartes des nuages et de surveiller l’évolution de la météo en temps réel. Comme le Canada ne possède pas de satellites météo, Environnement Canada obtient ses données spatiales grâce à des partenariats avec d’autres pays comme les États-Unis, la France ou le Japon.

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