Développement de l’étude NVIS sur une période de 4 mois en 2008 (F5SN)

Rapport de synthèse permettant la compréhension du NVIS (Near Vertical Incidence Skywave).
nvis39
En 2008 le département du Jura a porté un grand intérêt au système de communication NVIS principalement en vue d’établir des liaisons de secours.

Pour cela il était impératif de procéder à une série de mesure selon un protocole établi. En effet, il était nécessaire de dissocier une liaison NVIS d’une liaison classique, chose absolument non évidente.

Rappelons brièvement pour faire simple, le NVIS est une liaison décamétrique qui se réalise dans la zone normale de silence décamétrique.

Le NVIS consiste à un rayonnement HF quasi vertical que l’on va essayer de faire retomber dans cette zone de silence.
Pour que ce rayonnement retombe, il est nécessaire qu’il se produise une réflexion sur les couches ionisées. Or ces couches sont à des altitudes définies et plus ou moins denses permettant ainsi « l’arrosage » de la zone de trafic.
Le point d’orgue repose sur la MUF. C’est la Fréquence Maximum Utilisable au moment de la communication. Le choix de la bande de fréquence sera toujours inférieur à la MUF.

En réalité cette donnée est une astreinte au système car c’est elle qui détermine de façon impérative la bande de fréquence que l’on doit utiliser.

Jusque la nous pourrions nous poser la question du pourquoi vouloir faire du NVIS décamétrique alors que nous avons les installations VHF/UHF permettant de couvrir notre région. C’est le cas présent en Franche-Comté avec les installations du Mt Poupet qui couvre un très grand territoire.

Hé bien plus simplement, en cas de séisme nous pourrions être non seulement en panne de relais, mais en panne généralisée de télécommunication hertzienne.
Le séisme récent de L’Aquila en Italie est là pour rappeler qu’internet a été détruit en 3 secondes.
Dans notre secteur nous connaissons des sites géographiques où les liaisons VHF/UHF ne passent pas. Le Jura, le Doubs sont des départements spécifiques avec un relief tumultueux créant les « reculées ».

Lire la suite du dossier de Serge F5SN sur le site de l’ED39.