Les pays et agences spatiales participant au programme de la Station spatiale internationale prévoient de l’utiliser au moins une dizaine d’année après la fin de son assemblage en 2010 et de la désorbiter ensuite. La Russie ne l’entend pas de cette oreille et prévoit de séparer la partie russe de la Station pour continuer à l’utiliser.

Techniquement, il est tout à fait possible de séparer la partie russe de la Station qui comprend les modules Zarya, Zvezda et le port d’amarrage Pirs. Cette séparation du segment russe pose évidemment des questions techniques, politiques et juridiques. Le problème qui préoccupe le plus les autres partenaires est celui du mode de propulsion de la Station. Aujourd’hui, seuls les cargos russes Progress et l’ATV européen sont capables de rehausser l’orbite de la Station et corriger sa trajectoire si nécessaire. Il s’agit de 2 manœuvres fréquentes et nécessaires. Or, ces 2 véhicules s’amarrent exclusivement sur la partie russe de la Station. Une solution devra donc être trouvée d’ici 2020 comme doter le segment américain d’un port d’amarrage pour l’ATV.

La Russie prévoit d’utiliser cette future station spatiale comme un avant poste de l’exploration humaine de la Lune et de Mars. Elle sera utilisée pour assembler les vaisseaux spatiaux qui rejoindront ces 2 mondes.
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