Nous y voici, après une année de présidence de F6IOC, le bilan de confiance accordé au REF-UNION est plus que désastreux, c’est le moins que l’on puisse dire.
On ne peut pas tenir comme unique responsable la Présidente de l’association, on peut éventuellement lui reprocher de n’avoir pas su imposer un regain de confiance dont l’association aurait bien besoin, mais le CA lui, divisé par l’individualisme dont chacun fait preuve est sûrement lui le grand responsable.

Bien sûr des éléments perturbateurs nouveaux sont apparus sur le net dans le but principal de déstabiliser et de détruire le radioamateurisme français, mais ce n’est pas seulement la raison de ce manque de confiance.
Pas seulement, car ce serait donner bien trop d’importance à ces polémiqueurs que l’on pourrait soupçonner de vouloir proposer des solutions ou de créer un nouveau REF, mais ce n’est même pas le cas.
Pas seulement car c’est la représentativité du REF-UNION qui est en cause. Autrement dit peut-on encore penser aujourd’hui que l’association nationale représente l’ensemble de la communauté radioamateur française, certainement pas et c’est bien là le drame qui provoque certainement le manque de considération des autorités compétentes Ministères, ARCEP, ANFR pour ne citer qu’eux.

De plus, défendre l’acquis n’est pas suffisant, il faut que la réglementation qui encadre le monde radioamateur évolue vers les nouvelles technologies, modes de trafic, etc. sinon c’est la mort de cette activité.
Pourquoi en France en est-on encore presque à l’âge de pierre, alors que partout ailleurs dans le monde, ont été libérées, d’autres bandes de trafic, d’autres modes, d’autres techniques.
A l’heure d’internet, ne pas pouvoir utiliser cet outil légalement est impensable et ne pas voir le REF-UNION agir entre autres en ce sens (bien au contraire, des affaires récentes l’ont démontrées), l’est encore plus.
Bien qu’illégaux dans l’hexagone, imaginez ECHOLINK sans internet, le mode WSPR sans internet, les IGATE APRS sans internet, les relais SSTV reliés au net, sans internet ! Et bien d’autres exemples encore qui pourraient être cités. Et pourtant l’apport du net dans les activités des radioamateurs est un formidable moyen de promotion. Mais que nenni, aucune trace d’un soupçon de volonté de la part du REF-UNION de demander une évolution de la réglementation en ce sens.

L’autre malaise, c’est la revue devenue au fil du temps obsolète et d’un coût beaucoup trop élévé qui est venu gréver le montant de l’adhésion à un coût prohibitif, pour finalement y trouver la même chose que sur internet avec en plus le « bulletin paroissial » des départements, sans intêret car forcément en retard dans le temps et au risque de se répéter, le net toujours lui est bien plus efficace grâce aux nombreux sites des ED où les listes de diffusions.
Le REF-UNION a perdu beaucoup de ses adhérents pour ne pas l’avoir compris à temps.

A l’heure où tous les magazines radioamateurs ont disparus des kiosques pour des raisons de manque de rentabilité, combien encore de temps une association en perte de vitesse pourra prétendre pouvoir faire face au coût d’une publication papier?
Et ce n’est pas en faisant de plus en plus appel à des articles parus sur le net et en « les remodelant » à sa façon que la revue du REF-UNION deviendra attractive.
Le montant de l’adhésion est bien trop élévé (presque 400,00 francs par an pour parler en monnaie précédente), pour en échange… plus rien.

L’e-magazine(magazine téléchargeable sur internet) est l’avenir, même s’il est vrai ce n’est pas la même chose, contraire à nos bonnes vieilles habitudes et que bien peu se risque à imprimer vu le coût des catouches d’encre. On voit bien fleurir de plus en plus cette formule, alors pourquoi ne pas l’envisager, ce qui permettrait de baisser le montant de l’adhésion dans des proportions non négligeables.
Mais le REF-UNION est-il prêt pour celà, on peut se poser la question quand on voit qu’encore à ce jour, la page d’accueil de son site met à la une un éditorial de sa Présidente de début mars, on peut se poser des questions sur le manque de dynamisme de l’association pour informer ses membres et ceux qui pourraient le devenir.

Et que l’on ne nous taxe pas de provocations (nous le réfutons…), il y à des sites pour celà, ne voit-on pas actuellement sur le plus tristement célèbre, une représentation d’un membre du CA montrant son cul (désolé) avec des commentaires tout aussi provocateurs, de même qu’un article associant l’alcoolisme au radioamateurisme et la liste est longue de ces titres provocateurs.

Soyons réalistes, les lecteurs de ces sites ne sont pas tous, comme on pourrait le penser du même bas niveau intellectuel de ceux qui écrivent sur ces pages , car il y à aussi les curieux adeptes de VOICI et autres magazines du même genre, histoire de voir jusqu’où on peut sombrer, mais aussi ceux qui préfèrent jouer la complaisance envers ces sites afin de ne pas être eux-même pris pour cible un jour et qui n’hésitent pas à apporter leurs contributions en informations privées et en révélations.
Devenu la tête de turc, le REF-UNION, dont des documents internes et qui devraient le rester sont divulgués sur ces sites, n’a pas su réagir efficacement en son temps. Ces révélations qui ont fait le succés de ces sites laissent bien entrevoir, en fonction de leurs teneurs, qui parmi les dirigeants ou responsables de l’association ou des Etablissements Départementaux se complaisent à jouer les Juda.

Dans un tel contexte, c’est toute la légitimité et l’organisation même du REF-UNION qui risque d’être remise en cause lors de ce Congrés 2009.
Exit les ED, en parties responsables du début du déclin et l’on peut penser qu’une réforme des statuts serait déjà un grand pas.

REF 20.595