iss41Le départ de la mission STS-125 était jusqu’alors incertain du fait du risque de dégâts substantiels encouru : en effet, afin d’accomplir sa tâche de réparation d’Hubble, la navette Atlantis doit emmener son équipage à 560 kilomètres d’altitude, une orbite particulièrement polluée par les débris spatiaux.
Toutefois, la NASA a déployé de nombreuses mesures de sécurité afin de ramener les probabilités de collision à un niveau acceptable : outre la réduction du temps que l’équipage devra passer en cette zone et des changements de position que devra accomplir le véhicule afin de diminuer son exposition, une deuxième navette, Endeavour, et son équipage se tiendront sur le pas de tir du Centre Spatial Kennedy, prêts à partir pour une mission de sauvetage du nom de code STS-400. Ce secours ne pourra toutefois partir que sept jours après le décollage d’Atlantis, mais pourra récupérer son équipage dés son second jour de vol.
Cette seconde mission aurait lieu, le cas échéant, dans des conditions très spéciales : en effet, chaque navette dispose normalement d’une « zone transocéanique d’atterrissage », un point situé en Europe ou en Afrique où la navette peut, en cas de défaillance technique importante qui se produirait juste après le décollage, atterrir en toute sécurité, alors même qu’elle ne peut plus atteindre son point de départ. En effet, puisqu’Endeavour ne transportera pas de charge importante, elle sera suffisamment légère et donc manoeuvrable pour retourner en Floride immédiatement après son lancement, si le besoin s’en faisait sentir. De plus, les conditions nécessaires à l’autorisation d’un atterrissage d’urgence seront appréciées avec la plus grande rigidité, du fait du caractère de survie du vol.

Forte de ce soutien, la navette Atlantis a été autorisée à partir le 11 mai 2009. Son équipage devra réaliser cinq sorties afin d’accomplir sa mission, chacune durant de 6 à 7 heures. Ces opérations viseront notamment à installer sur Hubble le nouvel appareil photo Wide Field Camera 3 et le Cosmic Origins Spectrograph, un instrument de spectroscopie. Ceci permettra d’allonger la durée de vie du télescope de 5 à 10 ans, après quoi il devrait être désorbité, ceci grâce au système approprié qui lui sera d’ailleurs apporté par la mission STS-125.
Sources :
Space.com , 30 avril 2009, Shuttle Flight to Save Hubble Telescope to Launch May 11
>http://www.space.com/missionlaunches/090430-sts125-launch-date.html
NasaSpaceFlight, 30 avril 2009, NASA approves May 11 for STS-125, reviews ‘Special Topics’ for STS-400
http://www.nasaspaceflight.com/2009/04/nasa-approves-may-11-for-sts-125-reviews-sts-400/
Pour en savoir plus : la page de la NASA sur STS-125
http://www.nasa.gov/mission_pages/shuttle/shuttlemissions/hst_sm4/index.html

Ce document provient du bureau du CNES de l’Ambassade de France aux Etats-Unis.