Hier matin, un maçon est resté prostré pendant deux heures au sommet d’une antenne de radioamateur, à 15 mètres du sol.
 

Un maçon dépressif a donné des sueurs froides aux pompiers et aux gendarmes, hier matin à Mer. L’alerte a été donnée par le voisinage. Il était alors 10 h du matin : un homme se trouvait au sommet d’une antenne de radioamateur, à environ 15 mètres du sol, dans un jardin de la rue de Montcellereux.
Comme il ne semblait pas se trouver dans un état normal, les témoins ont préféré alerter les secours. Ses collègues, qui travaillaient sur le chantier d’enfouissement de réseaux, ne se sont pas aperçus tout de suite de sa disparition : l’homme, employé depuis mars comme intérimaire dans cette société de BTP, a subitement quitté son poste de travail pour aller escalader l’antenne.
« On avait embauché à 8 h en se chahutant un peu, comme d’habitude. Il semblait aller tout à fait bien. C’est quand les pompiers sont arrivés que l’on s’est rendu compte de ce qui se passait », témoigne un de ses collègues, encore surpris par cette escapade insolite.
Une fois sur place, les pompiers de Mer et les gendarmes de la brigade voisine tentent de raisonner l’ouvrier âgé de 49 ans. Mais l’homme refuse de les écouter et reste prostré au sommet de son pylône. On craint sérieusement un geste désespéré de sa part, c’est pourquoi des renforts sont appelés sur place.
Une équipe médicale du Smur arrive bientôt, ainsi que le groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) des sapeurs-pompiers. La grande échelle des pompiers de Saint-Laurent est également appelée à la rescousse et prend position rue de Saint-Marc, tandis que les gendarmes bloquent l’accès au quartier de Montcellereux.
Le maire, Claude Denis, est lui aussi appelé sur les lieux. Les secours agissent avec la plus grande prudence car personne ne peut deviner quelle va être la réaction du dépressif qui a déjà eu des antécédents d’ordre psychiatrique : l’an dernier, à Noyers, cet homme s’en est violemment pris à deux gendarmes de Saint-Aignan et a été hospitalisé d’office après avoir été maîtrisé avec beaucoup de difficultés.
Peu avant midi, un officier psychologue des sapeurs-pompiers interroge ses collègues sur le vécu personnel et professionnel de cet homme qui habite une commune proche de Saint-Aignan. En tant qu’intérimaire, il a exercé différentes missions dans d’autres entreprises avant de rejoindre cette société de BTP.
A 12 h 15, le maçon sort de sa torpeur et sollicite de l’aide pour redescendre. Son retour sur le plancher des vaches s’est effectué sans souci avec l’assistance des pompiers du Grimp. L’homme a fait l’objet d’une hospitalisation d’office dans un service psychiatrique.
source: lanouvellerepublique.fr